17 décembre 2007
Alvaro Colom Caballeros
Alvaro Colom, en devenant le premier président de gauche (Union nationale pour l’espoir) depuis 50 ans au Guatemala, place son pays dans la continuité d’autres démocraties d’Amérique latine comme le Brésil, l’Argentine ou le Chili.
A 56 ans, ce chef d’entreprise incarne une nouvelle ère en promettant plus de justice sociale et de véritables services publics de qualité. Comme Lula ou Michele Bachelet, Alvaro Colom est conscient d’évoluer dans une économie de marché qui doit se mettre au service de l’action sociale. Son engagement en faveur des conditions de travail des salariés en est une illustration. Il aura d’ailleurs du pain sur la planche tant la pauvreté (50% de la population) et l’insécurité (15 morts par jour, chiffre qu’il s’est engagé à diviser par 5) minent la vie quotidienne des guatémaltèques. CE seront les principaux défis qu’il devra relever au cours de son mandat de 4 ans qu’il entamera le 14 janvier.
Il entend avant tout développer les relations que son parti entretient déjà avec les partis au pouvoir en Argentine, au Chili et au Brésil. Cette orientation diplomatique naturelle risque de devenir plus instable puisqu’il va falloir concilier deux exigences que s’est fixé le nouveau président : maintenir de bonnes relations avec les Etats-Unis tout en respectant Cuba et le Venezuela, deux pays mis à l’index par Washington.
Mais ce qui caractérise le discours de Colom demeure l’indépendance vis-à-vis des “modèles”. Ménageant la chèvre et le chou, il semble décidé à mener sa propre politique pour le Guatemala.
Enfin, à l’image d’Evo Morales en Bolivie ou de Rafael Correa en Equateur, Alvaro Colom veut redonner leur dignité aux indiens mayas, largement majoritaires dans la population. Il a promis dans ce sens un pays “social-démocrate avec un visage maya” pour effacer “la dette historique” envers eux. S’il n’a pas de sang indien mais il a reçu le titre honorifique de chaman (prêtre maya), une distinction très rare pour un homme d’origine européenne.
3 commentaires à consulter.
ganou a écrit :
Marco a écrit :
L’importance est d’agir à partir de l’être humain et dans l’intérêt de l’être humain. Personne n’est parfait ! mais au moins à gauche on essaye alors qu’à droite …
Marco a écrit :
L’importance est d’agir à partir de l’être humain et dans l’intérêt de l’être humain. Personne n’est parfait ! mais au moins à gauche on essaye alors qu’à droite …



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Encore un gentil socialiste qui va devaster un pays…Ne perdons pas espoir, yen a bien qui sont pas totalement corrompus et qui peut etre reelement se battre pour les causes de son peuple…gardons espoir!