14 novembre 2007
COGESTION
« Inventer un nouveau droit des sociétés qui doit reconnaître que l’entreprise est composée d’apporteurs de capitaux et d’apporteurs de compétence et de travail » in La nouvelle forme du compromis social, Roger Godino, Convictions, janvier 2002
Le capitalisme financier met fortement les salariés à contribution sans pour autant leur garantir niveau de rémunération, ni durée d’emploi. Les délocalisations constituent un phénomène dramatique pour bien des régions européennes et ont rompu le lien de confiance qui pouvait exister entre les citoyens et les entreprises.
La détérioration du rapport de force entre le facteur travail et le facteur capital dans la répartition de la valeur ajoutée s’est traduite depuis trente ans par une baisse constante du pouvoir d’achat et une augmentation du taux de chômage.
A cet impératif économique s’ajoute aussi une considération démocratique. Acteurs majeurs de l’activité et de la réussite des entreprises, il est juste que les salariés y aient aussi droit à la parole et à la décision.
La participation effective des salariés aux instances de décision des entreprises suppose l’élection des représentants du personnel au sein des conseils d’administration au sein d’un collège dédié aux salariés, la représentation des sous-traitants dans ces instances, l’obligation de formation des représentants du personnel aux outils de gestion des entreprises.
Le rapport : http://www.convictions.org/publications/documents/A34_Gouvernance-entreprise_R-Godino_01-2002.pdf



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