14 novembre 2007
DROIT A L’AVORTEMENT
« Les femmes qui ne peuvent pas avoir accès à un avortement sûr ont besoin de notre soutien. Si l’Union Européenne veut être vue comme un projet moderne, le droit des femmes en matière de reproduction doit être la priorité de son agenda politique » in Faire de l’avortement un droit pour toutes les femmes dans l’Union Européenne, Association Nationale des Centres d’Interruption de Grossesse et de Contraception
L’avortement est un droit fondamental et inaliénable. Il confère aux femmes le droit à disposer librement de leur corps. Mais, même quand ce droit est reconnu, il se heurte à de nombreux obstacles : conditions sanitaires et d’hygiène précaires, lacunes en matière d’information et d’éducation sexuelle, manque d’implication des gouvernements en matière de contraception.
En France, 200.000 avortements sont pratiqués chaque année, mais trente ans après la légalisation de l’avortement, il faut encore se battre pour conserver ce droit.
Dans certains pays européens, le droit à l’avortement n’est toujours pas reconnu. En effet, aucun texte communautaire ne fait de référence explicite à la santé en matière de sexualité et de reproduction. Ce domaine étant régi par le principe de subsidiarité, il reste en premier lieu de la compétence des États membres.
Il est donc urgent d’inscrire le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans les droits fondamentaux de l’Union Européenne.
Le site Collectif Droits des Femmes :
3 commentaires à consulter.
Natacha79 a écrit :
GUILLET Nadine a écrit :
Nous savons toutes et tous aujourd’hui que Sarkozy est à droite et qu’il fait une politique de droite ; il a oublié ou occulté que notre pays, la France à une histoire liée à la Révolution. Il veut faire table rase du passé, Conseil National de la Résistance, Mai 1968, donc les choses sont claires. Je voudrais voir partout écrit : 8 MARS Journée Internationale des Droits des Femmes”, et non comme trop souvent, “la journée de la femme” ; erreur et confusion. 41 ans après la conquête par les femmes du droit au travail et à la maîtrise de son corps les menaces et régressions sont là, à la maison comme au travail légalité est resté un vain mot ! Aujourd’hui la pauvreté se féminise puisqu’elles représentent 80 % des travailleurs pauvres, et qu’elles gagnent en moyenne 25 % de moins que les hommes, il est évident qu’elles ne sont pas les seules à souffrir de la précarité néanmoins les inégalités de salaires ainsi que le fait qu’elles assument toujours en grande partie la responsabilité d’articuler tâches professionnelles et familiales les rendent plus fragiles sur le marché du travail.
- 17 % sont des femmes par les 300 000 dirigeants salariés d’entreprises,
- 7 % des femmes sont des cadres en moyenne 25% de moins que les hommes,
- les femmes salariées gagnent en moyenne 25 % de moins que les hommes,
- 80 % des travailleurs pauvres sont des femmes,
- et le montant moyen de retraite des femmes est de 42 % inférieur à celui des hommes.
- 18,5 % de femmes à l’Assemblée Nationale.
Il y a effectivement plus de femmes actives, plus de femmes salariées, plus de femmes diplômées, mais aussi plus de chômeuses, plus de salariées précaires, plus de femmes en sous-emploi.
En 1974 est créé le premier secrétariat d’Etat à la Condition Féminine confié à Françoise Giroud, les femmes n’existent donc plus en tant que filles, épouses ou mères. De 1974 à 1984, quatre millions d’emplois féminins augmentent mais en dépit des avancées sociales de mai 1968 les égalités économiques demeurent entre les hommes et les femmes.
Comme l’égalité sociale la contraception est une des pierres angulaires de la contestation d’aujourd’hui et de demain, puisqu’une coupe sombre est opérée sur les budgets alloués au planning familial, une diminution de 40 % soit 1/3 des associations disparaisse en sachant que 450 000 femmes par an consultent le planning familial. Que va devenir cette jeunesse déjà trop fragilisée et maltraitée.
Je m’interroge également, pourquoi à la Libération a si bien su scénariser la punition de la collaboration avec l’occupant ? que les ” femmes tondues” figurent en bonne place dans les manuels scolaires qui éclipsent à de rares exceptions près le parcours de chercheuses, exploratrices intellectuelles, révolutionnaires ou politiques dont les actions n’ont pas été sans conséquences sur les évolutions de nos sociétés est de toute évidence symptomatique de la focalisation sur la geste masculine de notre histoire enseignée. Olympes de Gouges, Louise Michel, Rosa Parks, Alexandra Kollontaï, Simone de Beauvoir, Germaine Poinsot-Chapuis, Germaine Tillon, Eleanor Roosevelt, Rigoberta Menchu, Assiba Boulmerka, Rosalin Franklin, Emmelin Pankhurst, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Valentina Terechkova, Grace Hopper, Marie Curie, Rosa Luxembourg, l’appel historique des 343 Salopes, …
2 millions de victimes ; une femme sur deux est tuée tous les jours en France suite à des violences conjugales. En France deux viols sur trois ont lieu dans la famille et un viol sur deux dans le couple.
Il faut s’interroger sur ce qui amène les hommes à passer à l’acte : l’identifier avec eux. Je pense que c’est un préambule pour qu’ils prennent la mesure de la souffrance qu’ils imposent aux autres. Cette violence masculine contre les femmes parce qu’elles sont des femmes est révoltante et inacceptable, cela révèle l’état des rapports de domination entre les sexes et l’état de notre société et le besoin urgent de la changer, c’est un enjeu politique majeur sur lequel il faut véritablement s’engager pour que ça change réellement !
blanchet a écrit :
Sans vouloir remettre en question les chiffres sur les violences à l’égard des femmes je pense que les enjeux des politiques à cet égard passe par l’examen des politiques de l’éducation.
La mise en question des rôles des jeunes dès l’école commence à avoir lieu. Les rôles sexuels transmis par les institutions c’est à dire l’école, et la famille évoluent.
Il me semble utile de continuer à se bagarrer sur les conséquences des silences autour de la sexualité.
Dans les familles, le non recours à la contraception peut être mis en lien avec les rejets des parents de la part des adolescents qui arrivent à élaborer leurs positions dans la société.
Les différentes formes de violence masculine et féminine et la volonté de domination commune sont d’autres pistes de réflexion



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Les jeunes générations ne savent pas combien la lutte a été dure pour que l’avrotement devienne un droit. Aujourd’hui l’IVG est considérée comme qqch de bien normal, voire de luxueux. Mais face à tous ceux qui veulent revenir sur ce droit, le combat est plus que jamais d’actualité. Souvenons-nous des débats en 2001 (?) lorsque la gauche a pfait passer le délai légal de 10 à 12 semaines ? Le droit à l’avortement est encore en danger, il doit malheureusement constituer l’un des combats à venir.