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15 novembre 2007

ENERGIES RENOUVELABLES

« Objectif 2010 : doubler la part des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute d’énergie et, pour l’électricité d’origine renouvelable, passer de 15 % (1997) à 21 % » in Rapport Cochet sur les énergies renouvelables, septembre 2000

Une énergie dite renouvelable est une source qui se renouvelle assez rapidement pour être considérée comme inépuisable.

En 2001, une directive européenne a fixé comme objectif une contribution de 21% des sources d’énergie renouvelables dans la production d’électricité et prévu des mesures spécifiques concernant, entre autres, l’évaluation de l’origine de l’électricité, le raccordement au réseau et les procédures administratives. Cet objectif a été repris dans le rapport qu’Yves Cochet a remis à Lionel Jospin, en septembre 2000.

Alors que le réchauffement climatique menace l’avenir de la planète, le développement des énergies renouvelables – éolienne, hydraulique, solaire ou géothermique – doit être considéré comme un impératif écologique mais aussi comme une opportunité économique.

La France, qui dispose du plus grand potentiel éolien d’Europe après le Royaume-Uni, pourrait créer 30.000 emplois en choisissant d’investir massivement dans cette source d’énergie. En Allemagne, les entreprises de production d’électricité alternative prévoient des taux de croissance annuelle de plus de 10% jusqu’en 2020 faisant ainsi du secteur des énergies renouvelables l’un des piliers du développement économique.

Des mesures fiscales sont donc nécessaires pour promouvoir les énergies renouvelables. La recherche doit également être réorientée pour ne plus se concentrer seulement sur l’énergie nucléaire, et l’utilisation des énergies alternatives doit être favorisée par des aides financières massives.

Les pouvoirs publics doivent enfin intervenir pour imposer des normes environnementales strictes dans le domaine de l’habitat ou des transports, et tendre vers une meilleure maîtrise globale et individuelle de l’énergie.

Le rapport Cochet sur les énergies renouvelables :

http://lesverts.fr/article.php3?id_article=428&id_mot=201&id_groupe=3

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4 commentaires à consulter.

Titoune a écrit :

Ce post est intéressant. Peut-être pouvons-nous tout de même ajouter que la plupart des collectivités locales (et les régions particulièrement) aident les particuliers au financement d’installation de maîtrise de l’énergie (chauffe-eau solaire, photovoltaïque etc…). Dans le domaine environnemental, on constate que l’échelon local ou intermédiaire est très pertinent dans la préservation de nos ressources naturelles et dans la lutte contre le réchauffement climatique.

En tout cas bravo pour tout ce boulot !

mmio a écrit :

je trouve sa si peu comparer a l urgence climatique je sais que se ne doit pa etre si facile mais vue les desastre annoncer je pense que l on pourrait faire mieu

jim a écrit :

mesure obsolète : le grenelle de l’environnement va nous sauver ! Trêve de plaisanterie. Plus sérieusement, il est vrai que certaines collectivités territoriales s’engagent à ce jour de façon intéressante pour le développement d’énergies renouvelables, mais sans l’Etat, aucune révolution verte ne sera possible : il faut de l’argent… et c’est précisément ce que le grenelle a bien entendu omis de préciser : des objectifs précis et chiffrés. Nous avons déjà 10 ou 20 ans de retard sur nos voisins allemands ou scandinaves dans ce domaine. Il est urgent que nos décideurs se rendent compte que de l’argent investi sur les énergies renouvelables permettrait à coup sur de développer un pan entier de l’économie française, via la création d’entreprises d’avenir rentables et pérennes. Cela permettrait également de prendre un temps d’avance - ou tout du moins peu de retard - face à l’adaptation à la fin du règne du pétrole. Et dire que notre omniprésident dit vouloir - sans rire - exporter les méthodes du grenelle… certains doivent bien se marrer.

Romain a écrit :

Je pense que c’est typiquement le genre de mesure “faussement” écologique et anti-sociale.

Aujourd’hui, on a une certitude, le réchauffement climatique va être couteux pour nos économies car il oblige à des changements de nos modes de productions et d’organisation. Ce coût sera certainement lourd à supporter, il est donc absolument nécessaire de se concentrer sur l’essentiel : la réduction de gaz à effet de serre.
Or, pour un pays pour la France, cette mesure ne règle rien du tout !
Le nucléaire n’émet pas de CO2 !
Par contre, cette mesure a un coût certainement élevé. D’une part car il faut créer une industrie qui n’est que balbutiante et d’autre part car ces énergies en question ont un coût structurellement plus élevé que le nucléaire (un rapide tour d’Europe du prix de l’électricité permet de voir que les pays ayant le plus recours à l’éolien sont ceux où l’électricité est la plus couteuse, à l’image du Danemark). Un coût qui se reportera au final soit sur le consommateur, soit sur le contribuable.
Il y a d’autres urgences !
En France, le CO2, ce sont avant tout des transports, et il faut donc favoriser des modes alternatifs fonctionnant certainement à l’aide … d’électricité ! Ainsi, il est nécessaire d’avoir une source d’énergie importante et relativement peu couteuse pour pouvoir imaginer ce transfert modal.
Le nucléaire n’a pas de couleur politique comme voudrait le faire croire certains partis politiques. Il y a un véritable discours de gauche à avoir sur le sujet quand au maintien d’un haut niveau de sécurité et d’un soutien à l’investissement.

Enfin, pour modérer mon propos, je suis conscient de certain problème du nucléaire. Je laisse de coté les risques de sureté car ils sont très largement maitrisés dans les faits. La question des déchets peut paraître embarrassante mais les déchets ont cet immense avantage de pouvoir être stocké à l’inverse du CO2. Et puis, sans vouloir trop minimiser le problème, un hangar à la Hague, ce n’est pas non plus ce que l’on peut considérer comme un problème de taille.

Bref, le nucléaire n’est certainement pas une élargie à très long terme. D’autre technologie que nous n’avons pas à l’heure actuelle sont appelés à prendre le relais, mais ne grillons pas les étapes, d’autres défis plus important nous attende dans les prochaines décennies.

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