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14 novembre 2007

PEINE ALTERNATIVE

« Si l’on veut être efficace, exemplaire, souhaiter que l’exécution des sanctions s’inscrive dans une logique de réparation et de réinsertion, en mettant par exemple du contenu dans le temps de la peine, il faut bien recourir à d’autres solutions : les peines alternatives. » in « Quel sens pour quelle sanction ? », Ligue des Droits de l’Homme

La prison ne peut continuer à être la réponse judiciaire de référence. Efficace pour mettre à l’écart et neutraliser, elle s’avère contre-productive en termes de réinsertion et de prévention de la récidive. L’incarcération, dont les conditions s’aggravent en France (surpopulation, manque de moyens pour un suivi personnalisé efficace…), fragilise les personnes et crée de graves ruptures sociales, affectives et professionnelles.

Les peines alternatives améliorent nettement le statut du condamné en l’inscrivant dans un circuit social, économique, professionnel, médical, éducatif ou civique. Elles placent le condamné en situation active et non plus passive, dans une relation contractualisée avec la société.

Ces peines alternatives à l’emprisonnement, consistant avant tout en un placement en milieu ouvert, peuvent prendre diverses formes : amende journalière, travail d’intérêt général (TIG), peines privatives ou restrictives de droit (retrait de permis de conduire, confiscation de biens, etc), surveillance électronique, interdiction de quitter le territoire, suivi socio-judiciaire, injonction de soins…

Le site de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) : www.ldh-france.org

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