1 janvier 2008
RETENTION ADMINISTRATIVE
« Abaisser la durée maximale de rétention à 7 jours » in 75 propositions pour une politique d’immigration lucide et réfléchie, CIMADE, janvier 2007
Le temps que les étrangers passent en rétention n’a cessé de s’allonger, faisant de plus en plus ressembler la rétention administrative à une peine de privation de liberté. Quand la durée maximale de rétention était de 12 jours, la durée moyenne de rétention était de 7 jours. Maintenant que la durée maximale est de 32 jours, la durée moyenne est supérieure à 10 jours.
Il n’est pas rare que des étrangers passent 32 jours en rétention, voire 64 lorsqu’ils sont condamnés à une peine d’interdiction du territoire à l’issue de la première période de 32 jours.
Dans le même temps, le taux de reconduites à la frontière n’a pas augmenté de manière significative. Les renvois effectifs interviennent pour l’essentiel dans le courant de la première prolongation de la rétention. L’exécution des reconduites dépend d’éléments propres à la personne interpellée (nationalité, présence du passeport, etc.) et non de la durée de rétention.
Enfin, la durée de la privation de liberté génère une angoisse et une souffrance très importantes, sans parler du coût financier pour la collectivité. Elle doit donc être abaissé à une durée maximale de 7 jours.
Voir le site de la CIMADE : www.cimade.org
Voir également les initiatives du Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI) : www.gisti.org
5 commentaires à consulter.
resf a écrit :
gilles a écrit :
PRISON ADMINISTRATIVE POUR ETRANGERS DU MESNIL-AMELOT :
LES DAMNES DE LA TERRE VICTIMES DES AMIS DES MILLIARDAIRES ET DES DICTATEURS
Depuis bientôt une semaine, la révolte gronde parmi les 120 détenus de la prison administrative pour étrangers du Mesnil-Amelot (CRA) située pratiquement sur les pistes de Roissy. Ils protestent contre les conditions de leur détention mais aussi et surtout contre le sort fait aux sans papiers dans ce pays et la véritable chasse à l’homme dont ils sont l’objet.
En effet, soumis à la pression de la politique du chiffre à tout prix, les préfectures et les services de police recourent à tous les moyens et à tous les stratagèmes pour interpeller, placer en rétention et expulser à tout va. Rafles dans les transports et dans les rues, descentes de police sur les lieux de travail et même dans les magasins comme cela s’est produit mercredi à Paris, convocations pièges, contrôles au faciès, interpellations à domicile, tout est bon pour faire du chiffre. Si M. Sarkozy prétendait aller chercher le pouvoir d’achat avec ses dents, ce sont les sans papiers que M. Hortefeux va, lui, chercher avec ses dents pour tenter d’atteindre son objectif démentiel de 25 000 existences fracassées en 2007.
Malgré leur situation très difficile (conditions carcérales dans lesquelles la police a tous les pouvoirs, possibilité de dispersion des détenus, menaces d’une expulsion précipitée), ceux du Mesnil-Amelot ont réussi à s’organiser et à élaborer leurs revendications, essentiellement la fin de la chasse à l’homme dont ils sont les victimes, et à faire connaître leur mouvement.
Face à la révolte des détenus contre la crasse et la promiscuité dans lesquels on les fait vivre et le bannissement qui les attend, les autorités conservent le silence. Les responsables de la prison administrative du Mesnil-Amelot n’ont pas reçu l’autorisation de s’exprimer, M. Hortefeux est en vacances et M. Sarkozy claque en Egypte le fric de ses amis milliardaires ou dictateurs, ceux là même qui en contribuant à faire régner un ordre économique et politique injustes sur les pays pauvres provoquent l’immigration. Tout un symbole !
Comme ils le disent eux-mêmes, les détenus du Mesnil-Amelot, comme la quasi-totalité des sans papiers d’ailleurs, sont des travailleurs et, ont, le plus souvent, des charges familiales, en France ou au pays. Les persécutions dont ils sont victimes n’ont d’autre justification que l’entêtement doctrinaire et la démagogie xénophobe des Stakhanov de l’expulsion. Ils doivent bénéficier de la solidarité de tous ceux qu’indignent l’oppression et l’injustice.
gilles a écrit :
BONJOUR,
savez vous comment fonctionne ce type decentres à l’étranger ?
torpedo a écrit :
Mi-décembre une révolte a commencé au centre de rétention du Mesnil-Amelot : cahiers de doléances, revendications écrites sur les vêtements, refus d’entrer dans les chambres, grève de la faim…
Elle s’est étendue au centre de rétention de Vincennes où de nombreux sans-papiers ont rejoint la grève de la faim et refusé de rentrer dans leurs chambres. La répression n’a pas tardé. Depuis, les CRS entrent dans le centre de
rétention pour les réprimer. On compte plusieurs blessés parmi les grévistes. La police refuse d’appeler le médecin. Des personnes sont mises en isolement. Mais les grévistes continuent d’exprimer leur détermination à ne pas céder.
Ils manifestent leur révolte contre la politique du gouvernement Sarkozy, demandent l’arrêt de la politique du chiffre, des rafles et des expulsions.
Ce n’est pas une « amélioration des conditions de rétention » qu’ils veulent, mais bien la fermeture des centres eux-mêmes, car ceux-ci ne peuvent pas être humanisés.
Il n’y a pas de centres de rétention, pas d’expulsions qui respectent les droits fondamentaux. La violence des centres c’est leur nature ; elle est l’expression pratique de la politique des gouvernements successifs.
haniez a écrit :
je suis outrer de savoir qu’on puisse enfermer des etre humains tous ça parce qu’il n’ont pas leur papier,ont les traite comme des criminel alors qu’il ont juste voulu quité la misere de leur pays d’origine en esperant pouvoir construire un avenir meilleur pour eux et leur famille, si la france ne veut plus d’imigré elle à qu’a enrichir les pays pauvre aux lieu de les apauvrir comme elle le fais depui des siecles,france soi-disant pays des droit de l’homme,plutot pays capitaliste,ipocrite,inhumain et injuste,sarkosi voudrais qu’on soi fiere d’etre français,et bien c’est pas avec ce genre de politique qu’on le sera.



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e Réseau éducateurs sans frontières (RESF) annonce qu’une seconde expulsion au eu lieu samedi 5 janvier au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Un des leaders du mouvement de protestation, Benjamin Badikadila, a été expulsé à l’aéroport de Roissy pour Kinshasa.
Ce Congolais, qui vivait en France depuis 11 ans, a été expulsé sur un vol prévu à 10H25 et qui a décollé avec une demi-heure de retard pour la République démocratique du Congo.
Aide-soignant et père de 2 parents scolarisés en France
Des militants de RESF (à la pointe de la mobilisation pour la régularisation des parents sans-papiers d’enfants scolarisés en France, ndlr), étaient présents à Roissy pour tenter de convaincre les passagers du vol de s’opposer à cette reconduite.
“Le capitaine du vol a demandé aux gens s’opposant à l’expulsion de descendre eux-même de l’avion”, a expliqué Brigitte Cerf, de RESF 77. “Cela n’aurait rien changé, donc le vol est parti” a-t-elle ajouté.
Benjamin Badikadila, âgé de 46 ans, vivait en France depuis 1996 et travaillait comme “aide-soignant à l’hôpital de Brie-Comte-Robert”, selon Brigitte Cerf. Il est père de cinq enfants, dont les deux derniers sont nés en France et y sont scolarisés.
“France, pays des droits de l’Homme”
Il faisait partie des sans-papiers qui ont lancé un mouvement de protestation contre leurs conditions de rétention.
Depuis le 20 décembre, plusieurs dizaines de retenus du centre du Mesnil-Amelot ont ainsi exhibé des affiches sur la “France, pays des droits de l’Homme”, observé une grève de la faim et manifesté à plusieurs reprises dans la cour intérieure du centre.
Vendredi, un autre leader du mouvement, Paul Wem, un Gabonais qui vivait en France depuis deux ans, avait été expulsé pour Libreville.
Manifestation à Paris
Une manifestation de soutien aux sans-papiers des centres de rétention devait avoir lieu samedi à Paris.
Cette manifestation, à l’appel du 9ème collectif des sans-papiers, devait partir à 15h00 de la Cité nationale de l’histoire de l’Immigration, à Porte Dorée (XIIe), et aller jusqu’au centre de rétention de Vincennes.