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22 novembre 2007

SCOP

« Créer un droit de préemption des salariés lors de la cession de leur entreprise ». In Le guide de l’économie équitable éditée par la Fondation Gabriel Péri.

Les Sociétés Coopératives de Production (SCOP), de même que les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC) ou les coopératives d’activité, constituent des formes d’organisation de l’entreprise dont les associés sont majoritairement salariés et participent tous aux décisions sur le principe simple un « homme = une voix ».

Le mouvement coopératif de production a fait la preuve de son succès et représente plus d’un million de salariés en Europe (dont 36 000 en France), répartis en 80 000 « coopératives de travail et entreprises participatives autogérées ».

En cas de cession des actifs d’une entreprise, les salariés sont les plus à même de la reprendre. En effet, ils connaissent mieux que personne l’activité, les clients, le métier et, surtout, souhaitent conserver leurs emplois. Cette solution présente donc une efficacité économique et est un vecteur d’émancipation indéniable.

Toutefois, dans les faits, il est difficile pour les salariés de concurrencer les offres de rachat des grandes entreprises, principalement attirées par les primes de reprise ou de réinstallation d’activité.

Il est donc proposé la création d’un droit de préemption des salariés pour reprendre leur entreprise en SCOP en cas de vente par les actionnaires avec le soutien des banques de l’économie sociale (Crédit Agricole, Banque Populaire, Crédit Mutuel, etc.) ainsi que des acteurs financiers publics (Caisse des Dépôts et Consignations, Oséo, etc).

Le site du réseau d’accompagnement à la création, la reprise et la transmission d’entreprises en coopérative : www.scop.coop

Le site du groupe Chèque Déjeuner, SCOP de plus de 1.200 salariés, créée en 1964 :

www.groupe-cheque-dejeuner.com

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3 commentaires à consulter.

Julien a écrit :

c’est ce qui s’est passé pour SINGER la grande reprise d’une entreprise que tout le monde croyait condamnée et qui s’est épanouie grâce à la bonne gestion des salariés

Roland a écrit :

Bonne idée mais j’y mettrais queques conditions pralables.
La première serait de former sérieusement les salariés concernés à la communication respectueuse et non violente. Car les coop sont souvent des lieux de lutte de pouvoir qui peuvent s’avérer, comme en milieu associatif, trés destructrices.
La deuxième serait de former aussi ces salariés à l’entreprenariat, comme cela se pratique au Quebec par exemple. Cela pour outiller du point de vue technique de gestion mais aussi pour faire évoluer les représentations des uns et des autres. Passer d’un statut de salarié à un statut de co décideur, co propriétaire responsable cela s’accompagne.
La troisième rester vigilant sur la taille humaine des structures et l’esprit du projet collectif. Que reste-t-il du statut de coopérative au Crédit Agricole ou dans les Caisses d’Epargne ?

EtienneB a écrit :

Bonne idée, mais elle devrait s’appliquer avec un support de l’Etat, une nationalisation partielle et temporaire.

Et effectivement, il faut qu’il y ai un pilote à bord au quotidien (en plus du comité de direction) et donc soit des formations, soit d’un cadre sup embauché par l’entreprise.

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