18 avril 2008
SOUVERAINETE ALIMENTAIRE
« La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produite à l’aide de méthodes durables et respectueuses de l’environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles. Elle place les producteurs, distributeurs et consommateurs des aliments au coeur des systèmes et politiques alimentaires en lieu et place des exigences des marchés et des transnationales. » in Déclaration de Nyéléni, Forum Mondial sur la souveraineté alimentaire, Février 2007
Plus de 850 millions de personnes dans le monde souffrent de malnutrition chronique, et les trois quarts de ceux-ci sont des ruraux, souvent agriculteurs. Pour faire face à la concurrence et au dumping des prix, les paysans du monde entier sont poussés à produire à un coût toujours plus bas et ne peuvent plus vivre de leur travail. Ces paysans n’ont pas les moyens nécessaires de rivaliser avec les prix des produits issus de l’agriculture intensive des pays du Nord.
L’Organisation Mondiale du Commerce a fixé comme objectif d’éliminer progressivement toutes les protections qui limitent le commerce. Ainsi les prix internationaux deviennent la norme, les prix locaux chutent entraînant avec eux la disparition de l’agriculture familiale.
Face à cette situation, les associations comme Oxfam-Solidarité revendiquent la nécessité d’assurer des prix agricoles décents, en utilisant les droits de douanes et les quotas pour se protéger des importations à bas prix, comme l’ont fait les pays industrialisés pour développer leur agriculture.
Il faut aussi garantir le maintien de l’agriculture familiale, l’accès des populations agricoles à la terre, aux crédits ou à l’eau par des réformes agraires, le refus des brevets sur les semences et la participation des habitants à la gestion de l’eau.
Le site de Oxfam : www.oxfam.org
Le centre national de coopération et de développement : www.cncd.be
3 commentaires à consulter.
dani a écrit :
max a écrit :
Pour la deuxième année consécutive, les pays riches ont manqué à leur engagement d’accroître considérablement leurs efforts pour lutter contre la pauvreté, prévient aujourd’hui Oxfam International. Selon les chiffres rendus publics par le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE (Organisation de coopération de développement économiques), l’aide a totalisé en 2007 104 milliards $ US, une diminution de 8,4 % en chiffres absolus par rapport à 2006.
Les pays où la baisse de l’aide est la plus marquée sont le Japon (30,1 %), le Royaume-Uni (29,1 %), la France (15,9 %) et les États-Unis (9,9 %).
« Le manquement aux promesses en matière d’aide est lourd de conséquences : des millions d’enfants ne pourront pas aller à l’école, des millions de personnes n’auront pas accès à l’eau potable, et plus de mères mourront en couches faute d’accès à des services de santé, affirme Jeremy Hobbs, directeur d’Oxfam International.»
En regard de l’économie, la contribution du Canada est tombée à 0,28 % du RNB (revenu national brut). Dans l’ensemble, les pays donateurs ne consacrent maintenant plus que 0,28 % de leur revenu national brut à l’aide, soit à peine la moitié de ce qu’ils versaient en 1963, et le pourcentage le moins élevé depuis 1993. L’an dernier, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Suède et la Norvège ont franchi le seuil de 0,7 %.
L’Allemagne, hôte du sommet du G8 l’an dernier, est le seul pays du G8 qui a accru son aide (de 5,9 %). L’Espagne et l’Irlande ont aussi augmenté sensiblement leur aide. L’Espagne a maintenant devancé le Canada dans ce domaine.
Au sommet du G8 en 2005, les pays riches se sont engagés à augmenter l’aide de 50 milliards de dollars par an d’ici à 2010. D’après les tendances actuelles, Oxfam International estime que les pays riches seront en deçà de leur promesse de quelque 30 milliards de dollars, un montant qui pourrait sauver cinq millions de vies. Sans cette aide vitale, il sera totalement impossible d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, comme réduire la mortalité maternelle et infantile, assurer un plus accès à l’eau potable et rendre l’éducation primaire accessible à tous les enfants.
En 2005, les pays riches ont aussi convenu d’améliorer sensiblement la qualité de l’aide. D’après son expérience, Oxfam International précise que l’aide est efficace quand elle prend la forme d’un financement à long terme prévisible, axé directement contre la lutte contre la pauvreté. Cependant, pour certains pays donateurs, l’octroi de l’aide est conditionné à la sécurité et aux achats dans le pays, pratiques qui en réduisent l’efficacité.
« Bien des gouvernements dans les pays en développement ont réagi en augmentant graduellement leurs dépenses en éducation, en santé et pour d’autres mesures de lutte contre la pauvreté, déclare Holguin. Les pays donateurs n’ont aucune excuse pour manquer à leurs promesses. »
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Aurelie a écrit :
Petite question : L’Angleterre à trouvé 60 milliard pour sauver son marché Financier..alors que 800 000 sont necessaire pour la faim dans le monde…..faudrait peut etre revoir nos priorité…..



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un peuple independant est un peuple qui ne depend de personnes pour sa propre alimentation,nous retrouverions surement des vrais légumes de saison.